Design urbain : du vivant à la ville-métabolisme

  • Publié le 11 juillet 2019
  • Design Marabout
  • 130 minutes

DESIGN MARABOUT
DESIGN URBAIN : DU VIVANT À LA VILLE-MÉTABOLISME
Carte Blanche à Philippe Chiambaretta
JEUDI 13 JUIN, CENTRE POMPIDOU

Pour aborder la question du design urbain et du design d’expérience, l’architecte Philippe Chiambaretta, invité de cette carte blanche, réunira un corpus d’acteurs de la ville. Ensemble, ils présenteront une démarche de projet allant du bâtiment au quartier, de la matière aux relations et de l’individu au collectif.
Devant l’urgence climatique, ne devons-nous pas privilégier une nouvelle approche plus humble et respectueuse ? Penser des bâtiments pouvant se fondre dans le milieu urbain, s’adapter à l’existant, en restant ouvert à de futurs usages possibles, pouvant accueillir différentes formes de vies ? Un bâtiment qui, tel un organe, participe au fonctionnement du système dans lequel il s’insère ?
La ville, en tant que système complexe, mérite d’être appréhendée comme un tout dont les multiples couches sont en relations étroites. Le bâti, la nature, les infrastructures, les déplacements, l’enveloppe numérique… convoquent des savoirs spécifiques que l’architecte et l’urbaniste doivent pouvoir traverser et relier. Ainsi, en prenant le pouls de la ville, en cherchant à anticiper les comportements futurs, et en proposant des réponses suffisamment souples pour accueillir l’imprévu, le design urbain s’ouvre à de nouvelles alliances : entre vivants humains et non humains, entre organismes et artefacts, entre nature et technologie.
Voici les termes de la réflexion que nous aimerions proposer dans un dialogue entre les intervenants et le public.

Avec :
Jean-Marc Bouillon, paysagiste, fondateur de l’agence Takahé conseil, président du fond de dotation Intelligence Nature
Philippe Chiambaretta, architecte, fondateur de l’agence PCA-STREAM
Michael Dandrieux, sociologue des imaginaires, co-fondateur de l’institut d’études Eranos et directeur éditorial des Cahiers européens de l’imaginaire
Ramy Fischler, designer, fondateur de RF Studio
Léa Mosconi, architecte, enseignante à l’Ecole d’architecture de Val de Seine
Caroline Pandraud, directrice du pôle Design d’Expériences chez Fabernovel

Design Marabout du 13/06/19 © Service de la parole du DDC/Centre Pompidou

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Métabolismes urbains : conjuguer des approches complexes

Au-delà des débats autour de l’Anthropocène – datation, responsabilités… –, il ne fait pas de doute qu’il nous faut lutter contre les effets désastreux du développement humain. Prenant acte que ses conséquences s’incarnent spécifiquement dans les villes, l’architecte Philippe Chiambaretta pointe un changement de paradigme – le passage d’une vision machinique du monde à une conception centrée sur le vivant – qui réactive la notion de métabolisme. Le concept de vivant permet de dépasser le dualisme et l’anthropocentrisme introduit par la modernité et pousse vers une conception symbolique et pratique de la ville comme métabolisme urbain, signe d’une approche prenant en compte le défi écologique pour « ménager » la ville. Battant en brèche l’orgueil formel de l’architecte, la figure d’un planificateur métabolique se dessine, à même de conjuguer des visions et approches complexes, notamment en dépassant les clivages classiques entre acteurs de la ville, en œuvrant à une mixité intense des usages, en ouvrant des dynamiques temporelles et en réintégrant le vivant.

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Aux racines de la "ville-métabolisme"

Le recours à la métaphore de l’organisme vivant dans l’étude des systèmes urbains est ancien et se reconfigure au fil des événements. Ici, Léone-Alix Mazaud, doctorante en CIFRE (PCA-STREAM / École des Mines), repositionne notre définition de la « ville-métabolisme » dans une histoire des approches du métabolisme urbain.

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Technologies et ville-métabolisme

La notion de métabolisme urbain peut être approchée de plusieurs manières. D’un point de vue quantitatif, en considérant les flux ; du point de vue de l’écologie politique, en considérant les facteurs sociaux ; et du point de vue de la conception urbaine, en considérant la somme entrelacée des écosystèmes environnementaux et sociaux au-delà des frontières administratives. Dans chacune de ces approches, les technologies urbaines et la disponibilité de la donnée offrent des perspectives enthousiasmantes. Pour lire la version intégrale consulter Les villes métabolisent-elles ?

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