Traduire la biodiversité

« Ma question de recherche était la suivante : Comment les outils d'intégration de la biodiversité dans les projets urbains et architecturaux participent-ils à façonner des mondes urbains multi-espèces ? »

  • Publié le 23 janvier 2026
  • Léone-Alix Mazaud
  • 24 minutes

Dans ce premier épisode, Léone revient sur la genèse de son objet de recherche et retrace l’évolution de sa méthode. Elle adopte une approche « sémiotique matérielle », centrée sur la manière dont les outils de biodiversité traduisent et rendent perceptibles des connaissances écologiques. Ces outils sont analysés comme des « cosmogrammes », selon le concept de John Tresch : des objets conçus pour résumer l’ordre du monde en organisant matériellement les relations entre humains et non humains. Mais rapidement, l’examen de la diversité des outils révèle la difficulté à produire des représentations partagées de la biodiversité. Cette hétérogénéité ouvre une enquête sur les façons, souvent implicites, dont les outils orientent les manières de penser et de concevoir la ville multi-espèces.

Composer avec la diversité : Les opérateurs de sensibilité au vivant autre qu’humain dans les projets urbains et architecturaux

Dans cette série de quatre podcasts, nous vous proposons d’entrer dans les travaux de Léone, chercheuse au sein de l’agence, qui a récemment soutenu une thèse CIFRE en Science and Technology studies, dirigée par Jérôme Denis au Centre de Sociologie de l’Innovation (École des Mines, Université PSL). Une série proposée par Léone-Alix Mazaud et Jasmine Léonardon. Montage : Théa Lingrand.

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« En architecture, le sonore demeure une dimension à la fois floue et insaisissable. Il échappe au dessin et au plan, et pourtant, c’est lui qui fait vibrer l’espace, qui le rend habitable et mémorable.  »

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« En architecture, le sonore demeure une dimension à la fois floue et insaisissable. Il échappe au dessin et au plan, et pourtant, c’est lui qui fait vibrer l’espace, qui le rend habitable et mémorable.  »


Le son, grand oublié de la pratique architecturale

Carlotta Daro a co-piloté, avec Nicolas Tixier, le projet Radio Utopia qui anima le pavillon français à la biennale de Venise en 2023. Elle fait aujourd’hui partie du groupe de recherche Gramazio Kohler, qui s’intéresse à l’apport des technologies numériques et des nouveaux matériaux dans la conception architecturale. Elle y dirige un projet de recherche visant au développement d’outils de réalité virtuelle enrichis de simulations acoustiques, pour accompagner les architectes dans leur processus de création. Un projet qui ouvre la voie à une approche constructive où le son (surtout perçu comme une nuisance) dépasserait la simple mesure et l’atténuation pour devenir un facteur perceptif et expérientiel.

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Photographier la ville Métabolisme, expérimentations sensibles dans le quartier de La Défense

Corinne Feïss-Jehel, Pierre-Jérôme Jehel, Émilie d'Orgeix

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Photographier la ville Métabolisme, expérimentations sensibles dans le quartier de La Défense

Pendant plusieurs mois, des étudiant·es de GOBELINS Paris, ont arpenté le quartier emblématique de La Défense sous un angle inédit : celui de son métabolisme urbain. Dans le cadre d’un atelier documentaire encadré par Pierre-Jérôme Jehel et Laetitia Guillemin (GOBELINS), conçu en partenariat avec des chercheurs de la Chaire Ville Métabolisme (Université PSL), une trentaine d’étudiants ont exploré ce territoire non pas comme un simple décor mais comme un organisme vivant, traversé de flux, de tensions et de rythmes, où l’image devient outil de révélation. Leurs projets, à la croisée de la création artistique et de la recherche, dévoilent une autre lecture de cet espace minéral, entre flux invisibles et tensions souterraines. Une exploration à la fois sensible et rigoureuse, dont Corinne Feïss Jehel (EPHE – PSL), Pierre-Jérôme Jehel et Émilie d’Orgeix (EPHE – PSL), retracent ici le déroulement en l’inscrivant dans le cadre d’une action de recherche de la Chaire Ville Métabolisme, soutenue par les mécènes PCA-STREAM, Artelia et Groupama Immobilier.

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Björn Geldhof

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La culture comme arme

Björn Geldhof, directeur du PinchuckArtCentre à Kyiv, revient dans cet entretien inédit sur l’évolution de la programmation culturelle du centre depuis le début de la guerre en Ukraine. D’un espace institutionnel dont le premier rôle était d’ouvrir le pays sur le monde, le lieu s’est mué en une plateforme de recherche engagée et activiste, portant la voix de l’Ukraine à travers l’Europe. En mettant l’art au service de la documentation du conflit, le PinchukArtCentre déploie une approche factuelle pour sensibiliser les sphères d’opinion et de décision, affirmant ainsi son rôle de « bras armé artistique » du pays.

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« Ma question de recherche était la suivante : Comment les outils d'intégration de la biodiversité dans les projets urbains et architecturaux participent-ils à façonner des mondes urbains multi-espèces ? »


Traduire la biodiversité

Dans ce premier épisode, Léone revient sur la genèse de son objet de recherche et retrace l’évolution de sa méthode. Elle adopte une approche « sémiotique matérielle », centrée sur la manière dont les outils de biodiversité traduisent et rendent perceptibles des connaissances écologiques. Ces outils sont analysés comme des « cosmogrammes », selon le concept de John Tresch : des objets conçus pour résumer l’ordre du monde en organisant matériellement les relations entre humains et non humains. Mais rapidement, l’examen de la diversité des outils révèle la difficulté à produire des représentations partagées de la biodiversité. Cette hétérogénéité ouvre une enquête sur les façons, souvent implicites, dont les outils orientent les manières de penser et de concevoir la ville multi-espèces. Composer avec la diversité : Les opérateurs de sensibilité au vivant autre qu’humain dans les projets urbains et architecturaux Dans cette série de quatre podcasts, nous vous proposons d’entrer dans les travaux de Léone, chercheuse au sein de l’agence, qui a récemment soutenu une thèse CIFRE en Science and Technology studies, dirigée par Jérôme Denis au Centre de Sociologie de l’Innovation (École des Mines, Université PSL). Une série proposée par Léone-Alix Mazaud et Jasmine Léonardon. Montage : Théa Lingrand.

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Jean-Baptiste de Froment

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« Pour une architecture ouverte.»

À l’occasion de son intégration au groupement universitaire Paris Sciences et Lettres (PSL), l’École nationale supérieure d’architecture de Paris-Malaquais publie un manifeste qui affirme son positionnement institutionnel. Bien plus qu’un simple texte, ce manifeste pose les fondements d’une vision académique engagée, soulignant l’urgence de former des architectes investis dans la transformation de nos manières d’habiter le monde. Articulé autour de douze notions clés, il se veut une boussole pour orienter les choix pédagogiques et stratégiques de l’école, en cohérence avec la Stratégie nationale pour l’architecture 2025-2029. Dans cet entretien, son directeur Jean-Baptiste de Froment revient sur les valeurs qui animent ce projet et sur la manière dont l’école se positionne comme acteur de réflexion et d’action dans le paysage architectural contemporain.

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Habiter les paysages sentinelles

Philosophe et maître de conférences à l’École nationale supérieure d’architecture de Marseille, Matthieu Duperrex explore, dans une perspective décoloniale et pluridisciplinaire attentive aux différentes manières de mettre en récit le monde abîmé dont nous héritons, des « paysages sentinelles » — sols pollués, fleuves artificialisés, zones industrialo-portuaires — qu’il considère à la fois comme des lieux d’alerte et des espaces de connaissance.

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Mener de concert un projet architectural et un projet de collection

Découvrez comment le projet PinchukArtCentre est né et comment sa vision artistique résonne encore et plus particulièrement aujourd’hui. Que représente le PinchukArtCentre pour les Ukrainiens ? Quel est le rôle d’un musée d’art contemporain dans un pays en guerre ? Comment rester ouvert au monde alors que des réalités pressantes ne cessent de s’imposer ? Un entretien entre le critique d’art et commissaire d’exposition Nicolas Bourriaud, l’architecte Philippe Chiambaretta et le directeur artistique du PinchukArtCentre, Björn Geldhof.

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Récits alternatifs: les réalités douloureuses derrières les mythes

L’artiste visuelle Ashfika Rahman, originaire du Bangladesh, a récemment remporté le Future Generation Art Prize décerné par le PinchukArtCentre, centre d’art contemporain à Kyiv en Ukraine. Face au pouvoir écrasant de systèmes d’information faisant le jeu des récits dominants, elle s’emploie à créer des modes d’expression alternatifs qui redonnent une voix aux communautés marginalisées de son pays, en particulier aux femmes. Rahman adopte une approche contemporaine et féministe : elle revisite, par sa pratique artistique, les mythes, contes populaires et préjugés qui continuent de façonner nos cultures et de légitimer l’usage de la violence. Nous l’avons rencontrée pour évoquer Behula These Days, son dernier projet, où elle mêle techniques anciennes et modernes pour partager les expériences bouleversantes de femmes vivant dans l’une des régions les plus sujettes aux inondations du Bangladesh.

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