Intérieurs — 32-34 Marbeuf

Une restructuration inspirée

Avec Marbeuf, PCA-STREAM réenchante un emblématique garage Citroën des années 1930, défiguré par les transformations successives. L’objectif est de lui apporter une nouvelle image et de nouveaux usages par une réinterprétation de son écriture originelle, de sa structure jusqu’aux détails d’aménagements, traduits par son pôle d’architecture d’intérieur.

Un lustre magistral prend place sous la coupole, en cascades de tubes lumineux qui assurent le confort lumineux et acoustique de l’atrium, tout en protégeant des vis-à-vis dans les étages. Visible depuis la rue, il participe à la théâtralisation de la façade vitrée du projet.

Intérieurs — 32-34 Marbeuf

Une restructuration inspirée

Avec Marbeuf, PCA-STREAM réenchante un emblématique garage Citroën des années 1930, défiguré par les transformations successives. L’objectif est de lui apporter une nouvelle image et de nouveaux usages par une réinterprétation de son écriture originelle, de sa structure jusqu’aux détails d’aménagements, traduits par son pôle d’architecture d’intérieur.

Un lustre magistral prend place sous la coupole, en cascades de tubes lumineux qui assurent le confort lumineux et acoustique de l’atrium, tout en protégeant des vis-à-vis dans les étages. Visible depuis la rue, il participe à la théâtralisation de la façade vitrée du projet.

Réinterpréter une icône

En 1929, Albert Laprade construit pour Citroën au 32-34, rue Marbeuf un bâtiment-vitrine doté d’une théâtrale façade vitrée. Au fil du temps, de lourdes restructurations ont affecté son architecture originelle, et l’immeuble a perdu en attractivité́. Il doit aujourd’hui renaître comme un nouveau symbole adapté aux enjeux du XXIe siècle. PCA-STREAM y développe une démarche de réhabilitation responsable via une approche holistique privilégiant les matériaux vertueux, le réemploi et la création d’espaces végétalisés. Une restructuration lourde lui redonne sa splendeur d’antan, notamment sa dimension vitrine, en réinterprétant de manière contemporaine ses codes architecturaux des années 1930, notamment le motif iconique de crochets géométriques noirs et blancs dessiné par Lapradre, stylisé et décliné par le pôle d’architecture d’intérieur au sol, aux murs ou pour les agencements. Une nouvelle atmosphère naît du recours à des matériaux naturels, la pierre, le bois ou les enduits faits à la main, souligné par des jeux de lignes et de courbes qui offrent un dialogue géométrique entre l’angle droit et la courbe.

Redonner une théâtralité au bâti

La nouvelle façade retrouve l’enduit blanc et les huisseries noires de la façade historique, tandis que la séquence d’entrée en rez-de-chaussée est repensée : accueillant divers services et le lobby d’un business center, elle ouvre sur un jardin et un escalier magistral traversant la double hauteur vers l’atrium. Cet escalier en courbe, dont la serrurerie reprend les motifs réinterprétés de Laprade, théâtralise l’arrivée vers le grand atrium, qui offre un espace hybride unique, dédié à la rencontre et à l’événementiel. C’est l’endroit emblématique où l’on rejoint ses clients, où l’on se retrouve entre collaborateurs pour une célébration, voire en grand nombre pour un événement. Un lustre magistral prend place sous la coupole, en cascades de tubes lumineux qui assurent le confort lumineux et acoustique de l’atrium, tout en protégeant des vis-à-vis dans les étages. Visible depuis la rue, il prend une dimension iconique du projet.

Les plateaux de bureaux sont organisés avec des coursives autour de l’atrium et du grand lustre. En complément des batteries d’ascenseur, l’accès aux étages se fait par un escalier Chambord magistral. Les paliers sont dotés d’un parquet bois et aux murs d’un habillage en tissages de fibres naturelles allant dans le sens d’utilisation de matériaux responsables. Dans les derniers étages, un élégant working café décline le style « paquebot » des années 1930, pour créer un lieu offrant un esprit de voyage, décliné via des matériaux chaleureux, le bois sombre, le laiton et le lin, ainsi qu’une fresque en carreaux émaillés.

Mettre en scène les extérieurs végétalisés

Si l’ensemble original du garage de Laprade offrait une vitrine théâtrale à l’automobile, jeune technologie enthousiasmante et promesse de progrès à l’époque, le nouveau projet répond à l’ère du temps et à ses nouveaux enjeux en mettant en scène sa dimension paysagère via des continuités intérieur-extérieur dès le lobby, dans l’axe du hall. Pour le bien-être des usagers, le projet donne une grande place aux espaces extérieurs, grâce aux importantes terrasses à reconquérir du bâtiment. Au rez-de-chaussée, dans le prolongement de l’entrée, un jardin de contemplation occupe le patio, tandis que sur l’arrière du bâtiment des coursives offrent des accès extérieurs. Tous les plateaux de bureaux sont tournés vers les coursives, terrasses et le jardin-escalier. Les toitures, terrasses et patios ne sont plus pensés comme des espaces techniques mais comme un prolongement des espaces intérieurs, également habitables, bénéficiant de vues spectaculaires et d’une végétalisation diversifiée d’ombre, d’agrément et d’agriculture urbaine.