Grande Armée 2030

Paris 16 et 17

À l’initiative du Comité Grande-Armée, PCA-STREAM livre « Grande-Armée 2030 », une vision stratégique basée sur une étude de son histoire et des enjeux urbains contemporains pour réinscrire l’avenue de la Grande-Armée dans la dynamique urbaine que connaît l’axe historique de Paris et l’adapter aux mutations de la ville du XXIe siècle.

AVENUE DE LA GRANDE ARMEE©PCA-STREAM

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Processus

L’avenue de la Grande-Armée est le segment central de l’axe historique, perspective dessinée en 1670 par André Le Nôtre pour Louis XIV. Rythmé par une succession de monuments, du Louvre à l’Arche de La Défense en passant par l’Obélisque et l’Arc de Triomphe, il concentre les infrastructures de transport mais aussi les lieux de rayonnement politique, économique et culturel. L’avenue de la Grande-Armée est le seul segment de l’axe à n’avoir connu aucun réaménagement depuis près d’un siècle, alors que la nouvelle porte Maillot apparaît et que le réenchantement des Champs-Élysées est amorcé, tout comme les projets des allées de Neuilly et du parc de La Défense.

De la Belle Époque à l’autoroute urbaine

La Grande-Armée est un emblème déchu de la Belle Époque. Née au milieu du XIXe siècle, c’est une large avenue dotée de deux promenades ombragées sous un quadruple alignement d’arbres. Animée de cafés et restaurant, l’artère menant des Champs-Élysées au Bois de Boulogne devient un lieu mondain et populaire, où les Parisiens découvrent les loisirs modernes et viennent profiter de divertissements éphémères ou de grands événements. L’avenue est aussi le lieu privilégié d’installation des marques de cycles, puis de motocycles, et verra la première piste cyclable de France.

Le tournant de la modernité signe pourtant une perte d’identité et de qualité urbaine : avec l’essor de l’automobile, la porte Maillot se transforme en échangeur routier et l’avenue, dotée d’une chaussée centrale élargie, perd sa promenade plantée et ses événements populaires. Les maux dont elle souffre résultent de cette transformation en autoroute urbaine : devenue hostile aux piétons, elle est exposée à des niveaux de nuisances sonores et de pollution atmosphérique proche de ceux du Périphérique. L’esprit de promenade a disparu, l’accès au bois de Boulogne est entravé par le Périphérique et la création du rond-point de la porte Maillot, tandis que la mono-spécialisation dans le commerce de deux roues motorisées rend difficile la cœxistence avec d’autres usages.

Répondre aux enjeux du XXIe siècle

Pour participer pleinement à la dynamique urbaine que connaît l’axe historique et répondre aux enjeux de la ville du XXIe siècle, PCA-STREAM a élaboré une stratégie s’appuyant sur trois principes qui célèbrent son identité originelle : retrouver l’esprit de la promenade, renouer avec le bois et les loisirs, créer une vitrine des nouvelles mobilités.

En 2030, l’avenue pourrait de nouveau être l’une des promenades préférées des Parisiens par un retravail de son profil (libération des trottoirs, piétonnisation des contre-allées, déminéralisation des sols, passage à quatre voies automobiles avec doubles pistes cyclables et passages piétons élargis), qui rendrait près de deux hectares aux piétons.

Le parcours pourrait être jalonné de nouveaux usages et aménités, terrasses, pavillons de restauration, ainsi que de salons végétaux. La déminéralisation des sols et la végétalisation de l’avenue améliorerait les continuités biologiques et participerait activement au rafraîchissement urbain rendu nécessaire par le changement climatique. Le bois de Boulogne et l’avenue pourraient enfin être reconnectés par la création d’une porte symbolique et l’aménagement d’un cheminement ponctué de kiosques, de jeux pour enfants et d’un grand belvédère.

Tout converge pour que l’avenue de la Grande-Armée redevienne la vitrine d’une révolution des mobilités urbaines : sa position géographique, son identité historique, la fin du moteur thermique, la part modale croissante des mobilités douces, la création du RER vélo et l’arrivée d’Éole. Un temple des nouvelles mobilités pourrait y être créé en installant une méga-station vélo sous le parvis du Palais des Congrès, une école-vélo et des services de location côté square Parodi et tout au long de l’historique « avenue des cycles ».

Emblème de la Belle Époque

Conçue comme une grande promenade reliant Paris au Bois de Boulogne, elle est longtemps l’un des lieux de loisirs préférés des Parisiens, animé par ses cafés, spectacles et événements populaires. À la fin du XIXe siècle, elle devient également un haut lieu de l’innovation en matière de mobilité, accueillant la première piste cyclable de France, les premiers tramways électriques et de nombreux acteurs du cycle et de l’automobile. Cette histoire révèle une vocation profonde : celle d’une avenue tournée vers le mouvement, les usages et l’innovation.

Retrouver l'esprit de promenade

En 2030, l’avenue pourrait de nouveau être l’une des promenades préférées des Parisiens par un retravail de son profil (libération des trottoirs, piétonnisation des contre-allées, déminéralisation des sols, passage à quatre voies automobiles avec doubles pistes cyclables et passages piétons élargis), qui rendrait près de deux hectares aux piétons.

Le parcours pourrait être jalonné de nouveaux usages et aménités, terrasses, pavillons de restauration, ainsi que de salons végétaux. La déminéralisation des sols et la végétalisation de l’avenue améliorerait les continuités biologiques et participerait activement au rafraîchissement urbain rendu nécessaire par le changement climatique.

Renouer avec le bois et les loisirs

Le bois de Boulogne et l’avenue pourraient enfin être reconnectés par la création d’une porte symbolique et l’aménagement d’un cheminement ponctué de kiosques, de jeux pour enfants et d’un grand belvédère.

La vitrine des nouvelles mobilités

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