Episode 5/5 – Documentaire « PCA-STREAM, de la recherche à l’action »

  • Publié le 11 juin 2017
  • 10 minutes

L’épisode 5/5, épilogue du documentaire « PCA-STREAM, de la recherche à l’action » redonne la parole des différents intervenants afin d’ouvrir avec eux, et dans leurs champs disciplinaires respectifs, le champ des possibles en matière de recherche et de prospective. En tant que laboratoire de réflexions, STREAM est une façon d’interroger nos outils et nos modes de travail pour répondre à un monde en plein mutations, et l’habiter de manière contextuelle et durable, tout en réinventant le métier d’architecte.

Dans ce documentaire « PCA-STREAM, de la recherche à l’action », le réalisateur Gilles Coudert porte son regard d’auteur, spécialiste en art contemporain et en architecture, sur le lien entre recherche et action au cœur de la pratique de PCA-STREAM. La parole est donnée à un panel international de chercheurs, créateurs ou professionnels associés au travail de l’agence : philosophes, critiques d’art, artistes, investisseurs, décideurs politiques, usagers, etc.

Trois projets architecturaux, réalisés ou en cours de réalisation, sont pris comme case studies pour illustrer le conditionnement de la forme architecturale par cette démarche collaborative d’exploration : #cloud.paris (avec SFL), le Stream Building (lauréat du concours Réinventer Paris, avec Eurosic) et Shake (Euralille, avec Nacarat). Ils incarnent la façon dont une vision métabolique, ouverte et innovante de la ville prend forme par l’échange et la création de nouvelles synergies entre acteurs et visions pour passer de l’utopie urbaine à la réalisation concrète.

Un film réalisé par Gilles Coudert pour la Biennale d’Architecture de Lyon.
Une coproduction PCA-STREAM et a.p.r.e.s. production, 54 min, 2017.

Avec les interventions de :
 Nicolas Bel, ingénieur, spécialiste de l’agriculture urbaine, fondateur de Topager – Timothée Boitouzet, architecte, entrepreneur, fondateur de Woodoo
 – Patrick Bouchain, architecte et scénographe – 
Nicolas Bourriaud, historien et critique d’art, commissaire d’exposition – 
Alain Bublex, artiste
 – Thomas Camus, directeur des opérations de développement chez Eurosic – Philippe Chiambaretta, architecte, fondateur de PCA-STREAM
 – Gilles Clément, paysagiste – 
Jean-Louis Cohen, architecte, historien de l’architecture,
professeur au Collège de France
 – Gilles Coudert, réalisateur, producteur et éditeur- 
Justine Culioli, directeur adjoint développement et grands projets chez SFL – Clément Dirié, éditeur, critique d’art
 – Gilbert Emont, directeur de l’Institut Palladio – 
Julien Eymeri, consultant en stratégie, co-fondateur de Quartier Libre – 
Aurélien Gillier, éditeur et designer, rédacteur en chef de STREAM 02 – Bertrand Julien-Laferrière, ancien directeur général de SFL
 – Thomas Lierman, directeur général de Nacarat – 
Éric Mangion, directeur artistique du Centre National d’Art
Contemporain de la Villa Arson – 
Ariane Michel, artiste et cinéaste
 – Jean-Louis Missika, adjoint à la Maire de Paris, chargé de l’urbanisme,
de l’architecture, du projet du Grand Paris, du développement économique 
et de l’attractivité – 
Yann Moulier-Boutang, économiste et essayiste, professeur à l’UTC Compiègne et à l’UTSEUS Shanghai
 – Pierre Musso, philosophe, professeur à Télécom ParisTech
 – Julien Prévieux, artiste
 – Julie Rouart, éditrice, directrice éditoriale du département Art chez Flammarion – David Ruy, architecte, directeur du programme post-graduate de SCI-Arc, 
Los Angeles
 – Xavier Veilhan, artiste.

Bibliographie

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La vulnérabilité comme principe inclusif

Emma Vilarem est docteure en neurosciences cognitives, spécialisée dans l’étude des interactions sociales. Co-fondatrice de l’agence [S]CITY, elle aide les acteurs de la fabrique de la ville à intégrer dans leurs projets les besoins psychologiques, émotionnels et sociaux des habitants. Si l’environnement urbain affecte notre cerveau et nos comportements, l’attention portée aux personnes plus vulnérables ne pourrait-elle pas améliorer l’expérience globale de la ville ?

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Les intelligences artificielles dans le processus de création

L’IA est une nouvelle forme d’intelligence dont le développement suscite inquiétudes et fables dystopiques. Loin de remplacer l’intelligence humaine, elle se constitue comme un nouvel outil à entraîner, piloter, façonner, pour obtenir le résultat escompté. Ainsi, certaines IA deviennent pour le plasticien, le photographe, l’architecte, le cinéaste, le musicien, l’illustrateur… un agent avec lequel collaborer pour donner lieu à une co-création. Conférence inaugurale du cycle « IA et Création » au Stream Innovation Center.

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L'art de la vie artificielle

Justine Emard est artiste plasticienne. Ses installations utilisent l’IA pour appréhender le vivant et explorent les frontières entre la vie organique et l’intelligence artificielle. Essaims d’abeilles, enregistrements encéphalographiques et peintures préhistoriques deviennent des supports d’apprentissage pour des algorithmes qui, à rebours des imaginaires dystopiques, donnent naissance à de nouveaux supra-hyper-organismes.

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« Quel Paris sous 50° ? Comment reculer le moment où ce scénario arrivera et se préparer au mieux à le vivre ? »

Paris à 50 degrés

Alexandre Florentin

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La capitale, dense et minérale, s’avère très peu adaptée aux chaleurs extrêmes auxquelles nous allons de plus en plus devoir faire face. Alors, quelles stratégies d’adaptation mettre en place ? C’est la question qui a été posée à Alexandre Florentin, conseiller de Paris délégué à la résilience et aux enjeux climatiques. Il a notamment présidé la mission « Paris à 50 degrés » qui a rendu son rapport il y a quelques mois : quels champs d’action pour les architectes et concepteurs urbains ?

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« Capturer le conflit entre les chants de la nature et le bruit urbain. »

Le chant du vivant

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"Il sera une fois", ce que la littérature d'anticipation dit à la ville

L’espace est l’un des grands imaginaires de la science-fiction. En dépeignant des villes souvent dystopiques, auteurs et autrices dessinent en creux les contours d’une urbanité souhaitable. En prenant la littérature d’anticipation comme terrain d’enquête, Pierre-Antoine Marti, doctorant en histoire à l’EHESS, utilise les représentations du futur comme un ensemble de données pour mener une réflexion prospective sur les jeux d’influence entre science-fiction et innovation.

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