Data & Design technology

Cet axe explore les nouveaux outils, nouvelles méthodes et technologies pour la conception des projets. Il traite aussi de l’usage et la compréhension des données de masse, que ce soit par l’identification des sources de données ou par leur usage via des algorithmes d’intelligence artificielle.

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« Ce que la littérature d'anticipation fait à la ville. »

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« Ce que la littérature d'anticipation fait à la ville. »


"Il sera une fois", ce que la littérature d'anticipation dit à la ville

L’espace est l’un des grands imaginaires de la science-fiction. En dépeignant des villes souvent dystopiques, auteurs et autrices dessinent en creux les contours d’une urbanité souhaitable. En prenant la littérature d’anticipation comme terrain d’enquête, Pierre-Antoine Marti, doctorant en histoire à l’EHESS, utilise les représentations du futur comme un ensemble de données pour mener une réflexion prospective sur les jeux d’influence entre science-fiction et innovation.

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Explorer les méthodologies pour comprendre la ville vivante

Les expérimentations théoriques autour du concept de « ville-métabolisme » placent le vivant au cœur d’un nouveau paradigme, encourageant une approche systémique. Dans la pratique urbaine et architecturale, quels outils s’offrent à nous pour mesurer le métabolisme ? Pauline Detavernier, docteure en architecture et directrice de projets Recherche et Développement chez PCA-STREAM, questionne les mesures existantes du cycle de vie et du métabolisme urbain pour esquisser une méthodologie.

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Eyes on the Street #1

Nous n’avons jamais autant récolté de données dans les villes. L’espace public est ainsi soumis à une véritable « dataification ». Mais comment expliquer cette captation massive ? De quoi est-elle le nom ? Et que nous dit-elle de notre époque ? Une conférence inaugurale de Olivier Aïm, maître de conférences à Sorbonne Université et auteur de Les Théories de la Surveillance.

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L’IA face à la complexité des environnements urbains

Hubert Beroche est fondateur du think tank Urban AI, dédié au domaine de l’intelligence artificielle urbaine. Il est le curateur du cycle de conférences Eyes on the street, que nous avons mené en partenariat avec le SCAI (Sorbonne Center for Artificial Intelligence) et nous présente ici comment les IA urbaines peuvent nous aider à appréhender la ville.

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Stéphane Lemoine

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Les flux en images

Stéphane Lemoine est architecte urbaniste. Il vient de publier l’ouvrage Mix Urbains qui questionne la nature des déplacements en ville. En analysant les flux de huit carrefours à travers le monde, il étudie les vitesses, rythmes, interactions et trajectoires, pour déterminer ce qui fait la spécificité des places urbaines.

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Mesurer le métabolisme urbain

Claire Doussard est urbaniste chercheuse en aménagement. Elle s’intéresse à la mesure des métabolismes urbains et à la comparaison de différentes natures de tissus urbains entre eux, afin de définir les formes et les fonctionnements les plus écologiques. Des bilans et des perspectives qui se heurtent à une grande difficulté : la récolte de la donnée !

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Pour un syndicat de la donnée

De nos jours, nous générons des volumes importants de données simplement en nous promenant avec nos téléphones portables et en consentant à l’utilisation de cookies. Si certaines des données collectées sont utilisées par des chercheurs pour le bien commun, d’autres sont utilisées à des fins de ciblage publicitaire. Face aux sociétés qui font commerce de nos données, il manque un mécanisme permettant aux individus de déterminer ou comprendre l’utilisation de leurs données personnelles et à quelles fins. Un article signé Saulė Gabrielė, Nadia Leonova et Lukas Utzig, Emerging Leaders chez Urban AI. Découvir la version longue, À qui appartiennent les Données ?

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Caroline Goulard

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Faire parler la donnée

Caroline Goulard est data-journaliste et cofondatrice de Dataveyes. Elle traduit les données en expériences pour les rendre intelligibles par tous. Grace à de nouveaux modes de visualisation, il devient possible de comprendre les besoins d’une population et de développer des services qui anticipent les nouveaux usages.

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Technologies et ville-métabolisme

La notion de métabolisme urbain peut être approchée de plusieurs manières. D’un point de vue quantitatif, en considérant les flux ; du point de vue de l’écologie politique, en considérant les facteurs sociaux ; et du point de vue de la conception urbaine, en considérant la somme entrelacée des écosystèmes environnementaux et sociaux au-delà des frontières administratives. Dans chacune de ces approches, les technologies urbaines et la disponibilité de la donnée offrent des perspectives enthousiasmantes. Pour lire la version intégrale consulter Les villes métabolisent-elles ?

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« Nous assistons à l’émergence d’un homo qualitus. »

La difficile mesure du bien-être

Lise Bourdeau Lepage

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« Nous assistons à l’émergence d’un homo qualitus. »


La difficile mesure du bien-être

Professeur des universités en géographie et docteure en économie, Lise Bourdeau Lepage a mis au point des outils de mesure du bien-être permettant d’établir un diagnostic territorial. Elle partage cette méthodologie dans un guide à destination des élus, dans le but d’aider les politiques publiques à placer l’humain et son bien-être au cœur de leurs actions d’aménagement. LIRE LE TRANSCRIPT

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Le travail invisible des données et des hommes

Jerôme Denis est enseignant chercheur au Centre de sociologie de l’innovation de l’Ecole des Mines. Il s’intéresse au travail invisible nécessaire au traitement des données urbaines, ainsi qu’à l’attitude de soin mise en œuvre dans des situations de maintenance. Cette attention portée à la fragilité des choses, loin d’en figer l’état, participe à leur devenir.

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Démystifier et repolitiser la data urbaine

Jérôme Denis & David Pontille

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Démystifier et repolitiser la data urbaine

Face aux promesses des prophètes de l’intelligence artificielle et au marketing des grands acteurs économiques promouvant la smart city comme solution aux maux urbains, Jérôme Denis et David Pontille rappellent l’irréductible matérialité de la ville, ainsi que sa fragilité. Démystifiant ce qu’ils perçoivent comme un « néo-positivisme » de la data, ils relèvent que les données n’existent pas en tant que telles, et qu’elles nécessitent une production, puis un entretien, coûteux. De ce fait, les données ne sont jamais neutres, mais possèdent une dimension fondamentalement politique. La compréhension de ce cadre les invite ainsi à promouvoir un paradigme de la maintenance et de la fragilité, en lieu et place de celui de la durabilité et de la résilience, plus courant dans nos approches de l’urbain.

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De l’IA faible à l’intelligence artificielle « organique »

L’intelligence artificielle a pris une place centrale dans les discours prospectifs sur la ville, mais Bruno Maisonnier distingue une IA « faible », qui relève moins de l’intelligence que de la puissance de calcul, douée pour certains diagnostics mais inapte face à l’imprévisible, et une IA « organique », développée sur le modèle du cerveau et des insectes sociaux, capable de réaliser des tâches d’une grande complexité avec peu de données et d’énergie, douée d’auto-apprentissage et capable d’argumenter. Malgré les risques inhérents à la mise en place de toute nouvelle technologie avant l’encadrement de son usage, cette forme d’intelligence artificielle représenterait un progrès fondamental pour nos sociétés, notamment en optimisant l’efficience de l’ingénierie génétique.

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Vers une intelligence artificielle organique

Les IA ne sont actuellement pas douées de véritable intelligence, bien qu’elles possèdent une très grande puissance de mémoire et de calcul. Bruno Maisonnier, célèbre figure de la robotique française, s’est donc lancé le défi de développer une IA sur le modèle du cerveau, qu’il rêve de mettre au service de l’humain pour nous aider à comprendre le monde (de plus en plus complexe) dans lequel nous vivons. Une innovation que l’on espère pour le meilleur !

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L’IA au service du consensus urbain

Si l’IA révolutionne la pratique de l’architecture, elle s’inscrit dans sa digitalisation croissante depuis les années 1980, dont Kent Larson fut l’un des pionniers. Au City Science Lab du MIT, il explore la façon dont la data permet d’imaginer des processus de fabrication et des formes de gouvernances urbaines innovantes, s’appuyant sur une approche factuelle et favorisant le consensus par la modélisation. Cette approche holistique de la complexité du fait urbain lui semble seule à même d’apporter de véritables changements, même si elle pose la question de la qualité et du contrôle de la data. Il plaide ainsi pour des bases de données communautaires offrant une alternative au capitalisme de la surveillance.

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De l’IA en architecture

Stanislas Chaillou

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De l’IA en architecture

Dans son application au bâti et à l’urbain, l’intelligence artificielle suscite autant d’enthousiasme que de peur. Architecte et data scientist, Stanislas Chaillou met en perspective cette innovation en la réinscrivant dans une histoire technologique et en démystifiant son fonctionnement, basé sur l’apprentissage statistique. L’IA apporte trois contributions majeures à l’architecte : l’assistance (pour des tâches fastidieuses), des options (dans le processus itératif de conception), et la relation au contexte (en prenant en compte davantage de données locales). L’IA représente ainsi moins un risque de standardisation que l’opportunité de développer des styles, de s’adapter à des contextes multiples et de décupler les potentiels de l’architecture.

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Représenter la donnée

Si l’Anthropocène nous met face à notre indissociabilité d’avec la Terre, nous vivons pour Refik Anadol dans une réalité hybride, née de l’omniprésence systèmes technologiques. Il cherche ainsi un langage universel pour exprimer cette nouvelle ère, dans laquelle le virtuel et le réel sont mêlés, en expérimentant des systèmes de représentations prospectifs matérialisant des jeux de data.

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Représenter la ville invisible

La tendance des smart city réintroduit une vision fonctionnaliste de la ville, produisant toujours plus de data. Mais comment considérer ce qui dans l’urbanité ne se réduit pas à de la donnée chiffrée à optimiser ? Larissa Fassler cherche à rendre visible ce qui fait l’expérience urbaine par des cartographies subjectives et sensibles révélant une ville ignorée.

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Stanislas Chaillou

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L'IA : accompagner l'architecte

Le chercheur et data scientist explore la manière dont l’IA permet aux architectes d’accompagner et augmenter leur pratique. Un petit avant-goût d’un ouvrage paru en mars 2021 aux éditions du Moniteur.

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Dominique Boullier

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Habiter le monde digital

Dominique Boullier est sociologue, spécialiste des technologies cognitives. Il dirige le Social Media Lab de l’Ecole polytechnique de Lausanne, où nous l’avons rencontré. Il explique ici le concept d’« habitèle », ces enveloppes numériques que nous nous créons et dans lesquelles nous habitons, qui redéfinissent notre environnement et la notion même de réalité. Il décrit les limites et les dangers de la technologie telle que nous la concevons et l’acceptons aujourd’hui, et décrit la révolution de notre système de pensée que pourrait être le futur du monde digital.

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La Ville « vivante » ou la ville-texte

Réintégrer la biodiversité dans l’espace urbain questionne en profondeur sa dimension ontologiquement naturelle. Spécialiste des imaginaires, le philosophe Pierre Musso explore l’histoire et la confrontation des représentations de la ville comme machine ou organisme, jeu de métaphore qui traverse la pensée occidentale. Vue comme un immense automate associé à l’industrialisation, son assimilation au vivant viendrait prendre le contre-pied du déferlement industriel. Vivante parce que créative et traversée de flux humains et matériels, la ville l’est aussi par sa vulnérabilité, exposée comme toute vie à la mort par asphyxie technique, surpopulation ou dispersion. Dépendant de ses réseaux, elle est fondamentalement réticulaire, d’un point de vue pratique comme symbolique. Le succès de la notion de ville vivante forme également un contrepoint à l’idée de ville automatique, la smart-city, portée par les algorithmes, les données et l’Intelligence Artificielle. La ville est ainsi surtout texte, support de nos imaginaires, angoisses et projections.

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« Viscéralisation » des capteurs

Les réponses urbaines aux enjeux environnementaux se polarisent entre tenants d’un retour à/de la nature et promoteurs des solutions technologiques de la smart city, autour des capteurs et de la data. Joseph Paradiso, directeur du Responsive Environments Group du MIT étudie les interactions entre individus et informatique. Il explique comment des capteurs électroniques portables, les wearable, permettent l’accès à un ensemble de données qui modifient notre expérience de l’espace et impactent en profondeur le bâti. Les interfaces électroniques détermineront de façon autonome nos besoins, permettant d’optimiser le confort et les consommations énergétiques. Il voit un monde de l’information s’établissant dans le monde réel, articulant en direct les wearable avec l’infrastructure numérique générale. Porter avec une nous cette bulle virtuelle fera évoluer la notion même d’individu. Les rôles du virtuel et du réel lui semblent également voués à changer, accompagnant une « viscéralisation » des capteurs et du numérique, source d’une montée en puissance de nos capacités sensorielles.

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Nos enveloppes numériques

Dominique Boullier

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Nos enveloppes numériques

La présence croissante de l’informatique et de la data dans l’espace urbain y brouille les limites entre réel et virtuel. Spécialiste du numérique et des technologies cognitives, le sociologue Dominique Boullier propose la notion d’« habitèle » comme cadre conceptuel aux enveloppes que nous créons dans l’univers numérique. Cette notion permet d’explorer la façon dont nous habitons le numérique, mais aussi d’imaginer des modalités de régulation de notre relation aux données, afin de ne pas subir l’emprise de la technique – qui formate notre expérience – tout en conservant des porosités permettant l’échange. L’enjeu n’est ainsi pas d’intensifier ou d’accumuler les technologies, mais de redéfinir notre environnement afin de produire des limites et concevoir un intérieur numérique. La forme urbaine est vouée à intégrer ces enveloppes numériques individuelles selon des dispositifs qui ne soient pas de simples empilements de bulles et s’adaptent aux nouvelles couches d’existence qu’apporte le numérique.

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Au-delà de la smart city

Alors que les premières expériences concrètes de smart cities, pour la plupart mort-nées, ont constitué des gouffres financiers, Carlos Moreno, chercheur en systèmes complexes, robotique et Intelligence Artificielle, oppose à cette notion une nouvelle vision de la « ville vivante ». Conscient de l’importance des outils numériques dans la conception et l’évolution du tissu urbain, il critique pourtant la dimension techno-centrée et universaliste de la smart city, qui efface la place du vivant et des interactions, engendrant littéralement des villes mortes. La ville vivante cherche à comprendre l’autre et la façon dont il interagit avec son environnement socio-territorial-urbain. Humaine avant d’être technologique, elle promeut la relation et l’échange pour faire émerger de nouvelles idées et pratiques. C’est un écosystème créatif non dicté par la verticalité de la technologie ou de l’architecture, reposant sur les échanges métaboliques et la réappropriation citoyenne selon des logiques Do It Yourself.

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Désireuse de partager plus généreusement les fruits de ses collaborations et de ses recherches, PCA-STREAM édite STREAM VOICES, son magazine en ligne.